PRÉSENTATION


BOUTIQUE BASILE: DES COSTUMES ET VÊTEMENTS DE QUALITÉ AU COEUR DE GENÈVE DEPUIS PLUS DE 30 ANS

"Nichée non loin des célèbres palaces genevois situés sur la rade, la boutique de mode masculine Basile recèle de véritables petits bijoux au classicisme racé et à la qualité irréprochable. Les clients exigeants ne s’y trompent pas, eux qui depuis plus de 30 ans, viennent et reviennent régulièrement se fournir et se faire plaisir auprès d’Antonino.


En pénétrant à La Boutique Basile, on se sent instantanément chez soi: décor boisé, éléments de marbre, fauteuils en cuir... L’atmosphère est chaleureuse, à des années-lumière des agencements minimalistes souvent proposés par des boutiques qui se veulent à la pointe de la mode.


Car la mode, à La Boutique Basile, est intemporellement chic et élégamment intemporelle. Un raffinement qui n’a pas toujours bercé l’existence du fondateur de l’enseigne, Antonino Basile (« Nino » pour les intimes). Débarqué en Suisse en 1959, il trouve rapidement un poste de maçon, un job manuel et harassant comme celui de beaucoup d’autres immigrés italiens à cette époque.


Par chance, il travaille par la suite plus de 10 ans auprès d’un fourreur avant de dénicher une place dans une boutique de mode genevoise. Mais Nino a une vision du commerce passablement différente de celle de son supérieur, italien tout comme lui, et les deux hommes sont plutôt impétueux... Des discussions véhémentes à répétition qui pousseront Nino à voler de ses propres ailes: il ouvre en 1973, à l’angle de la rue des Pâquis et de la rue Dr-Alfred-Vincent, sa boutique de mode masculine qu’il baptise Linea Boy.


On y trouve des costumes et chemises d’excellente facture, mais la soif de qualité des clients des palaces environnants va pousser Nino à verser dans le très haut de gamme: «Régulièrement, mes clients internationaux examinaient le tissu des pièces en stock et marmonnaient dans un anglais imprécis: «Hum... no good enough, no good!» Ils souhaitaient du textile plus noble encore, quitte à y mettre le prix!» Nino entend bien les désirs de sa clientèle, change de fournisseurs, acquiert une jolie réputation, et grâce à de bonnes relations avec ses régisseurs, déménage même quelque temps plus tard, en 1978, à une adresse plus enviable encore: la place des Alpes, à deux pas du Jardin Brunswick.


«Nous sélectionnons nos stocks en fonction de nos goûts personnels et en tenant compte de notre clientèle principale, à savoir des hommes de plus de 40 ans dans leur grande majorité, ayant des postes à très hautes responsabilités et qui recherchent la qualité avant tout, mâtinée de sobriété et de distinction» nous explique Nino. Et de citer toute une série de politiciens, d’émirs, d’hommes d’affaires pressés, de chefs d’État ou de têtes couronnées qui ont fait appel un jour ou l’autre à la Boutique Basile. Aucun nom ne ressortira toutefois: la discrétion fait aussi partie des qualités de la maison. Mais comment fidélise-t-on des clients pour qui Genève n’est qu’une ville de passage?


«Contrairement à d’autres magasins, nous ne prélevons pas les adresses postales ou e-mail de notre clientèle pour la tenir informée de nos nouveautés. Nous trouverions même cela déplacé! Nous sommes simplement accueillants et proches de nos clients, très disponibles et flexibles pour eux, et nous leur proposons des articles d’un standing rare dans le secteur. Je présume que c’est ce qu’ils recherchent, étant donné que nous les revoyons toujours après leur premier passage!» analyse Nino, le patriarche. N’a-t-il pas lui-même fait un aller-retour Genève-Barcelone dans la même journée pour livrer un costume fait sur mesure?


Un service souvent personnalisé qui vient s’ajouter à la finition exceptionnelle des costumes, chaussures, chemises, cravates, vestes ou autres accessoires proposés par la Boutique Basile, qui ne transige jamais sur l’excellence des étoffes, des cuirs et des fourrures sélectionnés. «Et chaque pièce doit être entièrement faite à la main!» dixit Nino.


Mais la qualité doit aussi avoir un nom pour appâter le chaland, surtout lorsque ce dernier a un niveau d’exigence considérable. Après avoir déambulé avec délectation au milieu des soies les plus prodigieuses, des peaux d’éléphant dernier cri, des tissus les plus admirables et des fourrures de zibeline les plus cotées, on se penche une dernière fois vers le vénérable Nino Basile pour lui demander d’où vient plus précisément son accent ensoleillé: «De la Sicile, mademoiselle, de la Sicile!». Et de repartir en ayant une pensée pour le célèbre film «Le clan des Siciliens»: à l’instar du trio Basile, Gabin, Delon et Ventura n’y étaient-ils pas toujours bien mis?».